Les tensions de pouvoir en Colombie s'intensifient avec le départ de Petro
Le président sortant de la Colombie, Gustavo Petro, s'apprête à prononcer un discours d'adieu crucial dans un contexte de tensions croissantes autour de l'élection présidentielle contestée et de la transition de pouvoir imminente. Petro a appelé à une mobilisation nationale, qu'il présente comme un rassemblement pour l'indépendance et la poursuite des réformes sociales, prévue pour le 20 juillet, jour de la fête de l'Indépendance de la Colombie.
La transition de pouvoir est au cœur d'une controverse alors que le président élu, Abelardo de la Espriella, envisage de déplacer la cérémonie d'investiture du Congrès à Bogota vers une base militaire dans le sud du pays. De la Espriella souhaite rendre hommage au rôle de l'armée dans la protection de la démocratie, une décision à laquelle Petro s'oppose fermement, affirmant qu'il conserve le contrôle des sites militaires jusqu'à la passation officielle. Le président sortant insiste sur le fait que le cadre traditionnel du Congrès garantit la fidélité constitutionnelle de la transition présidentielle.
L'élection récente, marquée par la victoire étroite de de la Espriella, reste controversée avec Petro alléguant une ingérence étrangère, pointant spécifiquement Israël comme entité impliquée dans une manipulation électorale — des accusations rejetées par les autorités de surveillance colombiennes. Ce climat de méfiance renforce les affirmations de Petro sur la violation de la souveraineté, exacerbant une situation politique déjà délicate à l'approche du transfert officiel de pouvoir dans le pays.