Quel avenir pour l'agenda de Trump après le décès de Lindsey Graham ?
À 71 ans, Lindsey Graham, figure influente du Parti républicain, était un allié de poids pour le président Donald Trump au Sénat, tant sur les questions nationales qu'internationales, notamment dans le cadre du conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran.
Samedi soir, peu après son retour d'un voyage d'affaires à Kiev, des services d'urgence ont été dépêchés à son domicile, selon des médias américains. Le bureau de Graham a d'abord annoncé qu'il était décédé des suites d'une maladie "soudaine et brève". Par la suite, il a été révélé qu'une dissection de l'aorte, l'artère principale du corps humain, avait causé sa mort, une condition souvent fatale.
Graham devait participer à une émission de débat sur NBC dimanche matin. À sa place, Trump a pris la parole pour rendre hommage à son allié disparu, le qualifiant de "politicien né, travailleur acharné, habile à traiter avec les membres des deux grands partis américains". Par téléphone, Trump a déclaré : "C'est une perte difficile. Il était exceptionnel. Unique en son genre, en fait."
Trump a mentionné qu'ils avaient échangé samedi soir alors que Graham revenait d'Ukraine, et qu'ils avaient prévu de se rencontrer dimanche. "Cela pourrait avoir été son dernier appel", a-t-il ajouté, exprimant son incrédulité face à la disparition de Graham. "Il était comme un membre de la famille pour moi."
Le décès de Graham réduit la majorité républicaine au Sénat, désormais à 51 sièges sur 100, surtout après que le sénateur Mitch McConnell a annoncé dimanche son hospitalisation suite à une chute, retardant son retour au Sénat. Cette situation complique temporairement la position des républicains, qui se retrouvent avec deux voix en moins face aux 47 du caucus démocrate. La majorité réduite pourrait poser des défis pour les républicains dans leurs efforts pour augmenter le budget de la défense et confirmer les nominations de Trump avant les élections de mi-mandat.