Le chef de l'armée soudanaise engage des pourparlers secrets sur le dialogue national
Le chef de l'armée soudanaise a récemment mené des discussions non annoncées visant à instaurer un dialogue national inclusif. Ces consultations comprennent des propositions pour abandonner les accusations passibles de la peine de mort contre des leaders de l'opposition et pour former un comité préparatoire en vue de la conférence envisagée. Selon des sources politiques ayant requis l'anonymat, l'accent a été mis sur la nécessité d'une conférence soudanaise globale impliquant les principaux acteurs politiques.
Depuis avril 2023, les Forces armées soudanaises (FAS) sont en conflit avec les Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire. Les participants aux consultations s'accordent largement sur la nécessité de prendre des mesures concrètes pour créer un climat propice au dialogue, notamment en mettant fin aux campagnes médiatiques hostiles contre les opposants politiques. Toujours selon ces sources, il a été convenu de suspendre les poursuites criminelles, notamment celles impliquant la peine capitale, contre des dizaines d'opposants au Conseil de souveraineté transitoire dirigé par l'armée, principalement des membres de l'Alliance Somoud, un groupe politique dirigé par l'ancien Premier ministre Abdalla Hamdok.
Les accusations contre Hamdok et d'autres figures politiques liées à Somoud incluent des crimes de guerre, l'incitation à la guerre contre l'État et la subversion de la constitution. L'Alliance Somoud a été accusée de soutenir les FSR, mais elle a toujours nié ces allégations. Les participants aux consultations ont convenu de la nécessité de sélectionner un comité préparatoire pour la conférence de dialogue, composé de personnalités indépendantes et largement acceptées, dotées d'une expertise spécialisée. Ce comité déterminerait les participants, l'ordre du jour, ainsi que le lieu et la date de la conférence, et inviterait des parties internationales et régionales à la superviser, selon les sources politiques.