L'enterrement du guide suprême Khamenei en Iran sous haute tension
Dans la ville sainte de Machhad, une foule immense a assisté à l'inhumation du défunt guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, au sanctuaire doré de l'Imam Reza. Cet événement a marqué la fin d'une période de deuil national qui a touché à la fois l'Iran et l'Irak voisin, suite au décès de Khamenei le 28 février. La cérémonie s'est déroulée dans un contexte géopolitique tendu, les récentes hostilités menaçant de compromettre les pourparlers de paix préliminaires entre l'Iran et les États-Unis.
Les tensions ont monté d'un cran lorsque les Gardiens de la révolution iraniens ont accusé les États-Unis d'avoir mené des bombardements aériens sur des infrastructures vitales en direction du lieu de l'enterrement. Cette accusation fait suite à l'assassinat de Khamenei et de certains membres de sa famille, attribué à une frappe militaire israélienne facilitée par une coordination américaine, exacerbant ainsi les relations déjà tendues entre Téhéran et Washington. Malgré ces tensions, le fils de l'ayatollah Khamenei, Mojtaba, absent des apparitions publiques en raison de blessures subies lors de l'attaque, n'a pas participé aux processions de deuil.
Les préparatifs logistiques des funérailles étaient considérables. Un avion a transporté les cercueils de Khamenei et de ses proches depuis l'Irak, où des milliers de personnes s'étaient rassemblées dans les sanctuaires chiites. À Machhad, les personnes en deuil, vêtues de noir et brandissant drapeaux et banderoles, ont exprimé une profonde animosité envers le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont l'attaque coordonnée a catalysé les hostilités actuelles. La procession, qui s'est achevée au sanctuaire de l'Imam Reza, a souligné l'interaction complexe entre le deuil, la signification religieuse et les frictions géopolitiques.