L'attentat à la bombe dans un café de Damas révèle des lacunes dans la sécurité syrienne
Une explosion dans un café bondé de la rue Al-Nasr, au cœur de Damas, a causé la mort d'au moins six personnes et blessé 22 autres. Cet attentat, considéré comme une grave faille de sécurité, souligne l'instabilité persistante dans la capitale syrienne, alors que la résistance au gouvernement nouvellement établi se poursuit.
L'explosion a visé un lieu prisé par les professionnels du droit et les visiteurs du palais de justice, situé à seulement 100 mètres du Palais de Justice, où se déroulent actuellement des procès très médiatisés de figures de l'ancien régime. Les premières investigations indiquent que l'assaillant aurait placé un engin explosif improvisé (EEI) sous une table avant de quitter les lieux, laissant présager de possibles conflits futurs contre les structures judiciaires.
Bien qu'aucun groupe n'ait revendiqué l'attentat, le gouverneur de Damas, Maher Marwan, a évoqué des éléments malveillants cherchant à déstabiliser la nation, en particulier à la lumière de la transition politique suivant la destitution du président Bachar al-Assad. Le Palais de Justice supervise actuellement des procès, y compris ceux de personnalités associées à l'ancien gouvernement, ce qui accroît la tension parmi les loyalistes.