Le nettoyage ethnique par les RSF à El-Fasher confirmé par Amnesty
Amnesty International a accusé les Forces de soutien rapide (RSF), une force paramilitaire soudanaise, de mener des opérations de nettoyage ethnique et de commettre des crimes contre l'humanité à El-Fasher, dans l'État du Darfour Nord. Les accusations couvrent une période allant du début de 2024 à octobre 2025. Les personnels des RSF auraient été impliqués dans une série d'abus contre les civils, incluant meurtre, torture, transfert forcé et persécution systématique, visant particulièrement le groupe ethnique Zaghawa.
L'organisation de défense des droits de l'homme a documenté de nombreuses violations des droits humains, soulignant que la population civile a enduré de graves souffrances. Parmi les atrocités, on compte le déplacement de centaines de milliers d'enfants, dont beaucoup sont confrontés à des conditions mettant leur vie en danger. Les habitants handicapés et les personnes âgées ont subi une négligence sévère et des attaques ciblées.
Le rapport d'Amnesty repose sur les témoignages de 246 personnes, dont 208 survivants ont détaillé des abus liés au conflit. Le siège imposé par les RSF à El-Fasher de mai 2024 à octobre 2025 a effectivement coupé les ressources essentielles, se transformant en une catastrophe humanitaire aggravée par des conditions de famine. Le ciblage géographique et démographique souligne l'impact destructeur de la campagne des RSF dans la région.