L'Iran affirme que des efforts diplomatiques sont en cours via des médiateurs en pleine confrontation avec les États-Unis
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré lundi que Téhéran avait reçu des "propositions" visant à mettre fin aux affrontements renouvelés entre l'Iran et les États-Unis. Il n'a cependant pas précisé les détails de cette nouvelle offre ni si elle incluait une trêve de dix jours, comme l'ont rapporté certains médias américains.
"Des propositions ont été soumises par l'intermédiaire de médiateurs et nous ont été transmises", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Téhéran. Baghaei a souligné que les efforts diplomatiques s'accompagnaient de ceux des forces armées, suite aux récentes divisions politiques entre les factions radicales et plus modérées. Il a également exhorté les pays de la région à ne pas permettre aux forces américaines d'utiliser leur territoire pour lancer ou faciliter des attaques sur le sol iranien, dans le cadre de la guerre américano-israélienne contre l'Iran qui a débuté le 28 février.
Cette déclaration intervient après une récente escalade des tensions entre Téhéran et Washington, avec des ponts, routes et sites militaires ciblés en Iran. De son côté, l'Iran a mené des attaques contre le Koweït, Bahreïn, la Jordanie et d'autres pays arabes, visant prétendument les forces américaines présentes dans ces pays, y compris des infrastructures civiles.
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé que Washington "reste toujours ouvert aux solutions diplomatiques". Toutefois, il a ajouté que les frappes de missiles et de drones iraniens, qui ont causé la mort de trois militaires américains la semaine dernière, constituent un obstacle à la diplomatie. Rubio a également évoqué une "division" au sein des responsables iraniens, avec un groupe souhaitant poursuivre la guerre contre les États-Unis et d'autres cherchant à négocier.
Le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a répliqué lundi aux propos de Rubio, affirmant que malgré les déclarations américaines en faveur d'une fin des hostilités, les États-Unis continuent d'importer des équipements militaires dans la région. "Nous avons atteint le niveau d'un professeur émérite dans la reconnaissance de ces jeux américains, et nous nous sommes préparés en conséquence. Les actions doivent confirmer les déclarations."