L'Australie se prépare à une propagation généralisée de la grippe aviaire H5N1
L'Australie a officiellement alerté sur la possibilité d'une propagation plus large de la grippe aviaire H5N1 après avoir constaté son premier impact significatif sur la faune sauvage. Le virus a provoqué un événement de mortalité massive parmi les oiseaux marins, tuant notamment environ 50 sternes huppées au large des côtes au sud d'Adélaïde. La ministre de l'Agriculture, Julie Collins, a confirmé la présence du H5N1 après que la surveillance a identifié le virus chez des oiseaux morts et malades près de Cape Jaffa.
Malgré cette épidémie inquiétante chez les animaux sauvages, aucune preuve n'indique actuellement que le virus ait infecté les élevages de volailles en Australie. Des mesures de biosécurité rigoureuses ont été mises en place depuis la première détection du virus en juin pour protéger les troupeaux domestiques. La ministre Collins a souligné la probabilité d'une exposition accrue de la faune sauvage, tandis que le ministre de l'Environnement, Murray Watt, a noté l'impossibilité de restreindre les mouvements des oiseaux et animaux sauvages, prévoyant de nouveaux événements de mortalité massive.
L'Australie et la Nouvelle-Zélande anticipaient depuis longtemps l'arrivée du H5N1, investissant dans des stratégies préventives telles que le renforcement des protocoles de sécurité dans les fermes, les tests sur les oiseaux, les vaccinations et les exercices de simulation pour des scénarios potentiels. À l'échelle mondiale, le virus a dévasté les populations d'oiseaux et de mammifères, infligeant des dommages économiques considérables à l'industrie avicole et posant un risque mineur pour la santé humaine, malgré sa capacité à franchir les barrières entre espèces.