Al-Burhan promet une immunité temporaire pour le dialogue au Soudan, exclut le retour de Hemedti
Le chef du Conseil souverain du Soudan et commandant de l'armée, Abdel Fattah al-Burhan, a annoncé l'octroi d'une immunité temporaire ainsi que des garanties légales, politiques et sécuritaires pour les participants à un dialogue soudanais, qui sera géré par un mécanisme national indépendant. Lors des célébrations marquant le 72e anniversaire des Forces armées soudanaises, al-Burhan a précisé que les procédures judiciaires contre les participants accusés seraient suspendues temporairement pendant leur participation au dialogue, sans porter atteinte aux droits des plaignants.
Al-Burhan a souligné que les mesures prises par l'État à l'égard des participants au dialogue ne constituaient pas un pardon, mais une suspension temporaire des poursuites judiciaires. Cette disposition leur accorderait une immunité temporaire durant le dialogue, tout en respectant les droits des plaignants.
Il a insisté sur le fait que le dialogue national devrait être un processus ouvert, permettant à la société d'exprimer ses opinions et critiques sans crainte ni restriction. Il a également promis une protection légale pour les opinions et positions exprimées par les participants, en affirmant que les déclarations faites lors des sessions de dialogue ne seraient pas utilisées comme base pour des poursuites judiciaires.
Al-Burhan a mentionné qu'un groupe de personnalités soudanaises avait proposé cette initiative de manière indépendante et qu'il superviserait le dialogue. Il a souligné que l'État ne serait pas impliqué dans l'organisation du processus ni dans la détermination de son agenda ou de ses résultats. Selon des sources d'Al Jazeera, le mécanisme national devrait tenir une conférence de presse dans les jours à venir pour présenter sa vision et ses plans pour le processus politique.
Concernant le conflit, al-Burhan a affirmé que l'armée était prête à s'engager dans toute initiative de paix sérieuse, mais qu'elle n'accepterait pas une "paix incomplète" qui permettrait le retour au pouvoir des Forces de soutien rapide (RSF), dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemedti, et de leurs partisans. Al-Burhan a déclaré que l'armée poursuivrait ce qu'il a décrit comme "l'achèvement du nettoyage du pays de la milice terroriste". Il a ajouté que le chemin vers la paix devait commencer par le retrait des forces RSF des villes.