« Unité sacrée » : L'appel au calme du guide suprême iranien face aux divisions politiques
Le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, a lancé un appel au calme dans un contexte de divisions politiques croissantes. Son discours, bien que critique envers les États-Unis, a insisté sur l'importance de maintenir une « unité sacrée » face à l'adversité, notamment contre les États-Unis.
Khamenei a souligné que la population iranienne et ses dirigeants ont le devoir d'éviter les « divisions, querelles politiques et accroissement des différences sociales ». Selon lui, les ennemis de l'Iran, en faisant allusion aux États-Unis et à Israël, ne doivent percevoir aucune faiblesse de leur part.
Cet appel à l'unité nationale intervient après des événements survenus en juin, lorsque Khamenei a suscité la controverse parmi les partisans les plus fervents de la République islamique à propos d'un mémorandum d'entente récemment signé avec les États-Unis. Bien qu'il ait exprimé des réserves sur cet accord visant à suspendre quatre mois de combats, il l'a approuvé après que le président Masoud Pezeshkian, en tant que président du Conseil suprême de la sécurité nationale, en a assumé la responsabilité.
Cette décision a enflammé les partisans intransigeants de la République islamique, qui continuent de manifester dans les rues avec le soutien des forces de sécurité armées, mécontents de cet accord. Les critiques estiment que Khamenei a été contraint d'accepter un mauvais accord. Le député clérical Mahmoud Nabavian a même lu des documents classifiés en direct à la télévision pour tenter de faire échouer l'arrangement, ce qui lui a valu d'être évincé du Comité de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement.
Certains ont accusé les responsables de trahison, et le président ainsi que d'autres officiels liés à l'accord ont été hués lors des funérailles du défunt guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, plus tôt ce mois-ci. Bien que le mémorandum ait été suspendu par Téhéran, il était déjà sur le point de s'effondrer.