Meloni condamne les manifestations à Bologne après un incident mortel de contention
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a vivement critiqué les manifestants à Bologne suite aux affrontements violents qui ont éclaté après la mort d'Abderrahim Fakir, un ressortissant marocain décédé lors d'une intervention policière. Ces manifestations, comparées au meurtre de George Floyd aux États-Unis en 2020, ont entraîné des blessures chez 56 policiers. Meloni a souligné la nécessité d'une enquête approfondie sur la mort de Fakir, tout en dénonçant des manifestations qu'elle juge plus orientées vers la confrontation que vers la recherche de la vérité.
Les troubles ont débuté après l'arrestation de Fakir pour comportement agressif, provoquant des manifestations qui se sont intensifiées lorsque les protestataires ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, lesquelles ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau. Alors que les images des derniers instants de Fakir circulaient en ligne, les procureurs italiens ont ouvert une enquête, attirant l'attention sur les méthodes policières en Italie et déclenchant un débat politique.
Le ministre de l'Intérieur, Matteo Piantedosi, a exprimé sa confiance dans le fait que l'enquête révélera les faits, plaidant pour la présomption d'innocence des agents impliqués. Cette situation met en lumière les fractures politiques, avec la coalition au pouvoir défendant la conduite de la police, tandis que les voix de l'opposition critiquent la gestion du gouvernement et les stratégies de maintien de l'ordre plus larges.