Les États-Unis Intensifient la Pression Économique avec de Nouvelles Sanctions contre Cuba
Le Département du Trésor des États-Unis a récemment annoncé de nouvelles sanctions visant le ministère du Tourisme cubain ainsi que deux entreprises d'État. Cette décision représente une intensification des relations déjà tendues entre Washington et La Havane. Les entreprises ciblées, Grupo Empresarial de Transporte Maritimo Portuario et Grupo Empresarial del Comercio Exterior, ont jusqu'au 12 août pour mettre fin à leurs contrats actuels sans encourir de sanctions supplémentaires.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'un décret présidentiel antérieur permettant le gel des avoirs liés aux entités soutenant le gouvernement cubain. Récemment, une attention accrue a été portée aux institutions financières collaborant avec des entreprises cubaines. L'ambassadeur des Nations Unies, Mike Waltz, a qualifié le régime cubain de menace pour la sécurité nationale, tout en accusant la Russie et la Chine d'activités d'espionnage depuis le territoire cubain.
Ces sanctions interviennent alors que Cuba fait face à des défis persistants, notamment des coupures d'électricité récurrentes attribuées à un blocus pétrolier imposé par les États-Unis. Ce blocus, mis en place après l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, a réduit l'approvisionnement en carburant de Cuba, aggravé par l'arrêt des livraisons de pétrole du Mexique sous la pression américaine. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla, a condamné ces sanctions, les qualifiant de punition collective et de violation des droits de l'homme, attribuant plus de 8 milliards de dollars de dommages économiques à l'embargo et le tenant responsable de la crise énergétique actuelle.