Le refus de Netanyahu du plan pour Gaza risque de prolonger le conflit
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté une feuille de route pour Gaza, négociée par les États-Unis, mettant en péril le processus de paix déjà fragile et prolongeant les souffrances de plus de deux millions de Palestiniens dans l'enclave. Ce plan proposait le désarmement du Hamas en échange d'un retrait militaire israélien progressif, avec un transfert de contrôle à un comité technocratique palestinien soutenu par un organisme de sécurité international.
Depuis l'annonce de ce plan de paix, prétendument orchestré par le président américain Donald Trump, Israël maintient une présence militaire massive sur plus de 70 % de Gaza, défiant ainsi les accords de cessez-le-feu. La récente déclaration de Netanyahu, affirmant que les forces israéliennes resteront jusqu'au désarmement complet du Hamas, perturbe les efforts diplomatiques, d'autant plus que le pays s'approche d'élections cruciales, exacerbant les tensions.
Cette déclaration de Netanyahu a suscité l'inquiétude au sein de Gaza, ravivant les craintes d'intensification des actions militaires, y compris des opérations d'assassinat et de bombardement. Cette position, qualifiée de "coup d'État explicite" contre les négociations, souligne une stratégie visant à prolonger les hostilités, à saper les efforts de paix et à renforcer les crises humanitaires, selon les bureaux médiatiques gouvernementaux de Gaza. Le cessez-le-feu, déjà fragile, pourrait s'effondrer complètement si ces impasses diplomatiques, articulées par le Hamas, persistent sans responsabilité et application internationales.