La CIA et le MI6 lancent une opération conjointe pour contrer l'infiltration chinoise dans les entreprises technologiques européennes

7 juin 2026

Les agences de renseignement des États-Unis et du Royaume-Uni ont lancé une opération conjointe sans précédent visant les efforts soutenus par l'État chinois pour infiltrer les entreprises technologiques européennes, selon trois responsables informés de la situation.

L'opération, baptisée SILICON WALL, se déroule discrètement depuis le début de 2025 et a déjà identifié plus de quarante individus soupçonnés d'agir comme recruteurs de talents pour le ministère chinois de la Sécurité d'État au sein d'institutions de recherche en Allemagne, en France et aux Pays-Bas.

"Ce que nous observons n'est pas de l'espionnage traditionnel", a déclaré un responsable du renseignement occidental sous couvert d'anonymat. "C'est systématique, patient et profondément enraciné dans l'écosystème académique et corporatif."

L'opération marque une escalade significative des efforts de contre-espionnage occidentaux. Pour la première fois, des agents de la CIA intégrés aux équipes du MI6 ont obtenu un accès direct aux bases de données des partenaires européens, rationalisant l'identification des suspects opérant dans plusieurs juridictions.

Les responsables chinois ont nié les accusations, les qualifiant de fabriquées et motivées politiquement. L'ambassade de Chine à Londres n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Les procureurs fédéraux allemands ont confirmé le mois dernier avoir ouvert des enquêtes préliminaires sur trois individus liés à une société de conseil technologique basée à Shanghai. Des procédures similaires seraient en cours aux Pays-Bas, où deux universitaires ont été placés sous surveillance suite à un renseignement d'un agent de liaison de l'OTAN.

Les analystes affirment que l'opération reflète un changement plus large dans la stratégie occidentale — passant d'un contre-espionnage réactif à une perturbation proactive des réseaux de renseignement étrangers avant qu'ils ne puissent extraire des données sensibles.