Arrestation de Gandhi en Inde : Les manifestations étudiantes s'intensifient
En Inde, une vague de protestations menées par des étudiants a pris de l'ampleur, marquée par la libération de Rahul Gandhi, leader de l'opposition, après son arrestation. Ces manifestations, orchestrées par le parti Cockroach Janta Party (CJP), très actif sur les réseaux sociaux, dénoncent la gestion des récents scandales éducatifs par le gouvernement et exigent des comptes de l'administration du Premier ministre Narendra Modi.
La colère des manifestants trouve son origine dans la fuite des sujets d'examen des écoles de médecine, obligeant plus de deux millions d'étudiants à repasser les épreuves, un événement tragiquement lié à plusieurs suicides d'étudiants. Réclamant la démission de Modi et du ministre de l'Éducation Dharmendra Pradhan, les protestataires ont organisé un sit-in devant la résidence du Premier ministre à New Delhi. Gandhi, parmi d'autres leaders de l'opposition arrêtés mardi, a critiqué l'indifférence du gouvernement face aux revendications étudiantes.
L'ascension rapide du CJP met en lumière le mécontentement croissant de la jeunesse indienne face aux pénuries d'emplois persistantes et aux violations répétées des examens. Les récentes confrontations à New Delhi, où la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques, illustrent l'ampleur du mouvement et l'atmosphère tendue. Les responsables gouvernementaux accusent pour leur part des figures de l'opposition comme Gandhi de tirer parti des griefs étudiants à des fins politiques, opposant leurs promesses de réforme à l'agitation actuelle.