Les frappes houthis intensifient le conflit au Yémen, 30 soldats gouvernementaux tués
Le conflit au Yémen a connu une escalade meurtrière alors que les forces rebelles houthis ont mené des frappes de missiles et de drones contre des camps militaires gouvernementaux, causant la mort d'au moins 30 soldats yéménites. Ces attaques ont visé les zones d'al-Ruwaik dans la province de Marib et d'al-Abr dans le Hadramawt, marquant une recrudescence significative des hostilités après une période de calme relatif.
Le ministre de la Santé du Yémen a fermement condamné ces attaques, les qualifiant de tentatives de déstabilisation visant à saper la sécurité. Cette offensive intervient dans un contexte de relations tendues, les Houthis, soutenus par l'Iran, accusant l'Arabie saoudite de renforcer sa présence militaire dans la région. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite n'a pas encore réagi officiellement, bien que ces événements soulignent les tensions persistantes dans le théâtre saoudo-yéménite.
Les États-Unis ont qualifié ces actions des Houthis d'actes de terrorisme contre la population yéménite, reflétant une condamnation internationale plus large. Cette flambée de violence survient après près de deux ans de conflit atténué grâce à une trêve informelle, qui semble se désagréger au milieu des accusations de frappes aériennes et de blocus. Cette résurgence pourrait aggraver encore la crise humanitaire au Yémen, où des millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire dans un contexte de guerre prolongée.